Xokoz xoko (coins et recoins) - Irati et Okabe

  • à vélo : 6h - Difficulté Difficile
  • Distance : 72km
  • Dénivelé : 2200m
  • Public : Sportifs
Si cumuler les kilomètres et le dénivelé ne vous effraie pas (ou si le plaisir est justement lié au challenge), cet itinéraire est le prolongement naturel de la boucle d’Orbaitzeta et Irabia. Une fois que l’on a goûté à l’ivresse d’une incursion chez nos voisins basques espagnols, on ne peut se résoudre à rentrer trop vite au bercail et la douceur des pistes ombragées de la forêt d’Irati incitent à prolonger la fête. Toujours en vélo gravel ou en VTC à assistance électrique, on longe alors tout le lac d’Irabia et les berges du río Irati sous les frondaisons de la plus vaste hêtraie d’Europe. Tel un caravansérail improbable, les Casas de Irati et son auberge offrent une pause appréciée à la mi-journée, pour recharger les accus du pilote et du VAE.
Itinéraire
  • Etape 1 :

    D’Estérençuby au col d’Organbide Depuis la mairie d’Estérençuby, emprunter la route qui remonte la vallée de la Nive, au-delà du fronton et de l’hôtel Andreinia. Au bout d’1,8 km, au Y, laisser une route à gauche et suivre à droite la direction d’Irati (D301). A la seconde intersection, garder à droite la route de fond de vallée, fléchée « Orbaizeta » (D428). 1,5 km plus loin, passer sur le pont à droite (4,7 km - hôtel des Sources de la Nive), et continuer sur la route principale au-delà du parking (abri vélo). L’ascension du col d’Organbide débute ici ; grimper sur la voie principale, toujours régulière, qui va décrire trois grandes traversées dans la forêt d’Orion. En partie haute, la route sort du bois (point de vue sur Errozate) et parvient à une intersection en T (12,2 km - stèle) : tourner à gauche sur la voie secondaire pour atteindre rapidement, à découvert, le col d’Organbide.
  • Etape 2 :

    Vers Orbaizeta et Irabia La borne 212 marque la frontière au col d’Organbide (12,8 km) : continuer sur la voie bétonnée à droite, pour entrer en Espagne. La route parcourt le plateau, puis monte vers le petit col de l’estive d’Azpegi, connue pour ses vestiges de dolmens et cromlechs. Engager la descente, plaisante, en rive gauche d’une longue vallée boisée. Les bâtisses de l’ancienne fabrique d’Orbaizeta (18,8 km) surprennent au sortir du bois (auberge et ruines à visiter). A l’angle de la dernière maison, poursuivre à gauche sur une nouvelle voie bétonnée (balisage rouge et blanc) qui monte vers des quartiers de maisons. Au carrefour de quatre chemins (abreuvoir), descendre en face sur la piste empierrée (balisage VTT 12), conclue par une portion bétonnée raide. Prudemment, faire 10 m à gauche sur la route puis tourner encore à gauche sur un nouveau chemin. Trouver ainsi une nouvelle route de fond de vallée, à remonter vers la gauche. Après l’auberge, continuer tout droit sur la voie bétonnée, jusqu’au parking d’Arrazola (22,2 km). Dépasser cette aire de stationnement et rouler tout droit dans la forêt d’Irati (montée en pente douce). Après le S d’une cabane, atteindre le col d’Orion (25,2 km) : descendre de l’autre côté sur la piste bétonnée (balisage VTT 15), toujours sous couvert forestier de la hêtraie. En bas, à l’intersection en Y du parking d’Irabia (29 km), emprunter la voie de gauche, ascendante (VTT 7a). Après la bosse, au parking dominant le barrage, continuer tout droit au-delà d’une barrière, sur une piste empierrée, fléchée Los Paraisos. Cette piste roulante longe tout le plan d’eau par la gauche sur plusieurs kilomètres, jusqu’à sa pointe nord (33 km) : emprunter à droite le pont en béton, le Puente de la Cuestión.
  • Etape 3 :

    Casas et ruisseau d'Irati Au nord du lac d’Irabia, à la sortie du Puente de la Cuestión (33,1 km), tourner immédiatement à droite sur une nouvelle piste empierrée, toujours sur les rives du lac d’Irabia. 2,5 km plus loin, le chemin côtoie la pointe est du lac et prend de la hauteur dans la forêt. Rouler toujours sur le chemin principal, bientôt sur la rive nord du ruisseau d’Irati. Parvenus au premier parking des Casas de Irati (40 km), emprunter le pont à droite et, aussitôt après le second petit parking, monter à gauche vers l’auberge, qui vous domine. 150 m après, bifurquer à droite pour rejoindre à vélo l’esplanade de l’auberge. Après la pause repas ou boissons fraîches, revenir sur vos pas sur le chemin empierré puis s’engager sur la bonne piste forestière qui domine le lit du río Irati (situé sur votre gauche), sur près de 3 km. Elle prend de la hauteur dans la hêtraie (ignorer les sentiers pédestres), puis atteint une intersection (43,3 km) : attention à bien quitter la piste pour descendre à gauche sur sentier, momentanément vélo à la main (descente abrupte). En bas, une passerelle en bois sur le ruisseau Idorra (Erreka Idorre) marque l’entrée sur le territoire français (borne 231 sur la gauche). Pousser le vélo pour remonter sur l’autre rive, sur la croupe boisée. Parvenu dans le virage d’une piste, se remettre en selle et la suivre vers la gauche. Dépasser le parking de Paxula (44 km) et rouler droit sur le bon chemin (point info « charbonnières »). Plus en amont, le pont d’Orgate marque le retour de l’asphalte : monter de l’autre côté vers une intersection.
  • Etape 4 :

    Col d’Oraate et site d’Okabe A l’intersection avec la D18 (45,3 km), suivre cette route vers la droite sur 600 m, puis bifurquer sur la première voie à gauche, début de l’ascension du col d’Oraate. Toujours dans la forêt d’Irati, la route grimpe de manière soutenue sur près de 4 km, avec parfois des pentes coriaces. Il n’ya que dans les derniers hectomètres que l’on quitte l’ombre du bois pour atteindre le col d’Oraate (1307 m), terminus du bitume (49,7 km) : prolonger le voyage sur la piste en face de vous, à flanc de versant. Après un passage à découvert, elle reprend un peu d’altitude en forêt puis débouche sur le vaste plateau d’Okabe. Rouler tout droit dans un paysage d’envergure, sur le chemin herbeux, pour descendre vers le site mégalithique d’Okabe.
  • Etape 5 :

    Descente vers le col d’Irau et Artxilondo Alors que la plupart des cercles de pierre se trouvent sur votre droite (51,5 km), prolonger la descente sur le chemin légèrement à gauche, en balcon sur les vallées. Modérer votre allure à l’abord des pentes les plus soutenues et des passages rocailleux. Le chemin décrit une large courbe vers la gauche, toujours en descente, et reste sur le dos d’une croupe. Au niveau de blocs rocheux isolés (53 km), ignorer le balisage rouge et blanc qui file sur sentier à droite et continuer tout droit sur le chemin en face. Quelques passages rocheux supplémentaires précèdent un petit plateau ; le chemin se perd un peu mais insiste sur votre gauche, à plat, avant de descendre une ultime croupe. En bas, suivre une bonne piste pastorale vers la droite. Rejoindre ainsi la route du col d’Irau, que l’on remonte sur son dernier kilomètre. Au col d’Irau (55,9 km), bifurquer à gauche sur la D301 vers « Saint-Jean-Pied-de-Port). Longer des cabanes puis suivre la route qui ondule sur ces hautes terres, avec comme dernier rempart la courte mais difficile côte de Muskuldi et ses quatre lacets serrés. Souffler un peu à l’intersection de routes.
  • Etape 6 :

    Retour à Estérençuby Au niveau de l’intersection dominant la côte de Muskuldi (60,2 km), laisser à gauche la route du col d’Errozate et continuer en face par la route en traversée (D301). Passer les cabanes d’Athaburu et descendre régulièrement par la route de crête, panoramique. Au col d’Arthe (63,2 km - cabanes), laisser la D301 plonger à gauche et continuer tout droit sur une voie secondaire, qui parcourt la crête d’Hegieder en ondulant (revêtement irrégulier). Aux bordes d’Ithurranburu (65,5 km), prolonger la descente à gauche en quelques virages. Plus bas, à l’intersection en Y, poursuivre tout droit sur la route de plateau, entre les clôtures. Au bout du plateau de Pagaltzeta (68,5 km - abri), descendre tout droit sur une route secondaire. Aborder lentement la prochaine épingle vers la gauche, puis descendre cette route entre bosquets et granges jusqu’à retrouver Estérençuby.
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  • Cromlech d'Iropile
    Le cromlech d’Iropile (Petit patrimoine)

    A la frontière entre France et Espagne, le site du cromlech d’Iropile symbolise à lui seul l’entente entre les éleveurs des vallées d’Aezkoa et du pays de Cize, scellée par une sentence arbitrale de 1556 (facerie). Chaque année, le troisième samedi de juillet, les représentants des commissions syndicales des deux versants se réunissent près des deux cercles de pierres : 9 bornes pour l’un (les 9 villages d’Aezkoa) et 20 pour l’autre (pour les 20 villages de Cize). Pour prolonger les accords de pacage, ces mots sont prononcés : Hitza hitz, Mendiaren, Herriaren eta Gerokoen onerako. Parole donnée, pour la montagne, pour le Pays et pour le bien des générations futures.

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    La vierge d’Aramuño (Petit patrimoine)

    A quelques mètres du petit col d’Azpegi, sur votre gauche, remarquez deux cercles de pierres caractéristiques des cromlechs que l’on trouve dans les montagnes de Basse-Navarre. Mais aussi, si l’on scrute avec attention sur l’autre versant les rochers de ces estives pastorales, on pourra débusquer la vierge d’Aramuño, protectrice des troupeaux et de leurs bergers, saluée lors des transhumances et célébrée chaque année au milieu du mois d’août.

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    Fabrica de Orbaizeta (Patrimoine bâti)

    Au sortir de la forêt, une puissante église et des façades donnant sur une place unique, le site d’Orbaizeta est assez incongru. Au bord de la rivière, les ruines d’une ancienne manufacture royale d’armes, active au XVIIIe siècle. Son implantation répond à la proximité de trois ressources : le minerai de fer, l’eau comme force motrice, le bois de la forêt d’Iraty comme source de chaleur. Jusqu’à 150 ouvriers et leurs familles séjournèrent dans ce recoin de forêt. Grâce à ses nombreux panneaux didactiques, ce patrimoine industriel de premier plan mérite une visite.

  • Les casas de Irati
    Les casas de Irati (Dégustation)

    Avant d’être converti en site touristique, les Casas de Irati abritaient des ateliers et des scieries, à l’époque où l’exploitation de la forêt de hêtres alimentait toute l’Espagne. Au XVIIe siècle, les arsenaux de Barcelone venaient collecter à Irati les troncs nécessaires à la fabrication de rames de galères méditerranéennes, puis les pièces de bois prirent la direction des ports basques pour fournir barques et avirons. Quelques sapins furent aussi exploités pour équiper en mâts robustes et rectilignes les grands galions des chantiers navals de Cartagène et Cadiz.

Points d’attention / Informations :

Cet itinéraire de randonnée est sur une zone pastorale, merci de prendre connaissance des bons gestes à adopter.

Points d’attention :

  • Zone pastorale : fermer les barrières, ne pas effrayer les animaux, tenir les chiens en laisse. Passez toujours à distance raisonnable du bétail.- (;)
  • Descente raide donnant directement sur la route, entre Orbaizeta et Arrazola (42.99573;-1.22470)
  • Descente raide sur sentier vers la passerelle Idorra, vélo à la main (43.00177;-1.08648)
  • Sous les cromlechs d’Okabe, descente longue et parfois rocheuse sur chemin, modérer votre allure (43.04419;-1.11173)
  • Descente sur route au revêtement irrégulier, modérer son allure (43.07277;-1.16013)

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