Photo du jardin des thermes à Cambo-les-Bains Pays basque

Des bienfaits reconnus

Une source exploitée depuis l’Antiquité

Selon la tradition populaire, les bienfaits des eaux de Cambo étaient déjà connus à l’époque gallo-romaine.

En 1698, un simple hangar recouvrait la résurgence de la source, à l’emplacement de l’actuel établissement thermal.

Il semble que les premières analyses de la composition des eaux remontent au début du 18ème siècle lorsque la Reine Douairière d’Espagne, Marie-Anne de Neubourg, venait boire les eaux de Cambo sur les conseils de son médecin bayonnais.

En 1746, le célèbre médecin royal Théophile de Bordeu, artisan du lancement du thermalisme pyrénéen, préconisait le traitement des maladies chroniques par les eaux minérales. Les premiers Thermes sont alors bâtis en 1761 : un établissement doté de « douze baignoires et douches, et d’un simple réservoir pour les indigents ».

Cambo connaît ainsi, durant les XVIIIe et XIXe siècles, dans le sillage de la Reine d’Espagne et sous Napoléon III, affluence de personnalités françaises et étrangères.  La petite bourgade du Labourd se dote alors peu à peu des équipements propres aux villes d’eaux : hôtels, cercles de jeux, réseau de promenades, kiosque à musique…

En 1886, Cambo-les-Bains devient station climatique, reconnue pour ses propriétés thérapeutiques dans la prise en charge des affections respiratoires.

Malheureusement, de ce bâtiment de 1930,  il ne reste plus que la salle des fontaines. Après une cessation d’activité de plus de 40 ans, due notamment aux sanatoriums à Cambo-les-Bains, l’activité thermale a repris seulement depuis 1977, date à laquelle la Société des Thermes, sous l’impulsion d’Adrien Barthélémy, lui donne la configuration qu’il connaît aujourd’hui, ce domaine thermal arboré et innovant hissé au rang des plus grands.

Le saviez-vous ?

L’établissement a été détruit et reconstruit à plusieurs reprises, en 1820, en 1876, et, en 1930 par l’architecte français de style Art déco, Pierre Henri Sajous sur les directives du riche Brésilien, Francisco de Souza Costa. C’est d’ailleurs à lui que l’on doit la modernisation des Thermes de Cambo-les-Bains.

Satisfait de son travail, ce dernier demande même à son architecte de l’accompagner pour reproduire un établissement s’inspirant de celui de Cambo-les-Bains au Brésil : El Centro Hidroterápico Balneário de São Lourenço.